Les pratiques de responsabilité sociale de l’entreprise varient en fonction de sa taille et du pouvoir de ses parties prenantes

Découvrir les critères qui influencent  les politiques de RSE d'une entreprise
REDD December 12, 2017
L’étude montre que les entreprises élaborent leurs politiques de RSE en fonction du pouvoir relatif de leurs parties prenantes. Les pratiques de RSE évaluées concernent : (1) la gestion des attentes des clients et fournisseurs (1), des employés (2), et des investisseurs financiers (3) ; (4) la philanthropie et (5) la gestion des impacts sur l’environnement. On recense 4 niveaux d’engagement sur une échelle allant d’un mode de gestion traditionnel axé seulement sur les clients, les fournisseurs et les employés à un mode de gestion qui tient compte également des attentes des investisseurs et de la communauté ainsi que de ses impacts sur l’environnement. Les gestionnaires interrogés pensent que leurs pratiques de RSE ont un impact positif sur la performance économique de leur entreprise. 

Contexte

Particulièrement répandue, la gestion des parties prenantes est une pratique de RSE qui consiste à identifier et à répondre à certaines demandes des parties prenantes qui affectent l’entreprise ou qui sont elles-mêmes affectées directement ou indirectement par elle. De manière générale, l’impact des pratiques de RSE sur la performance économique de l’entreprise, qu’il soit positif ou négatif, n’a pas encore été démontré de manière non équivoque.

Faits saillants et conclusions

Implications pour les gestionnaires

L’implication des dirigeants est déterminante dans la mise en oeuvre de la RSE. Une politique de gestion des parties prenantes active permet d’améliorer l’image de l’entreprise, de se démarquer des compétiteurs et d’améliorer la performance économique sur le long terme. Pour les entreprises du quatrième niveau d’engagement, la RSE permet de contribuer aux trois piliers du développement durable (économique, social et environnemental) et ne se limite pas à satisfaire les demandes des clients, fournisseurs ou des employés (comme pour les entreprises du premier niveau).

Implications pour les chercheurs

La recherche limite l’analyse des pratiques de RSE à la gestion des parties prenantes. L’inclusion d’autres pratiques pourraient donner lieu à des comparaisons intéressantes. L’étude témoigne de plusieurs biais potentiels parmi lesquels se trouvent la véracité des comportements déclarés et la surreprésentation dans l’échantillon des entreprises ayant une politique structurée de RSE. Dans le futur, il s’agirait de procéder à des études longitudinales sur l’évolution des pratiques de RSE sur un échantillon similaire.

Méthodologie

Les auteurs ont conduit un sondage auprès de gestionnaires de 401 organisations américaines, recrutées via le site Internet américain E-Rewards. Les répondants évaluaient les pratiques de RSE sur des échelles de Likert. L’analyse a été opérée par analyse factorielle (avec rotation Varimax) et analyse en composante principale.
Lindgreen, A., Swaen, V., et W. J. Johnston. 2008. Corporate Social Responsibility: An Empirical Investigation of U.S. Organizations. Journal of Business Ethics, 85 : 303-323. 
Perspective de recherche
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Marie Hanquez et l'équipe du REDD

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